Guide propriétaire
Bien assurer votre résidence secondaire (et vos locations)
Par Valérie Gauville · mis à jour le 8 août 2026
C’est souvent au moment du sinistre qu’on relit son contrat, et c’est le plus mauvais moment. Une résidence secondaire n’est pas assurée comme une résidence principale : les contrats intègrent des clauses spécifiques aux logements inoccupés qui peuvent réduire, voire suspendre, certaines garanties. Tour d’horizon des points à vérifier, sans jargon, avec les réflexes propres aux maisons de la presqu’île.
Comme toujours : chaque contrat est différent, et seul le vôtre fait foi. Cette page vous donne les bonnes questions à poser à votre assureur, pas des réponses universelles.
La clause d’inhabitation : le piège n°1
La plupart des contrats multirisques habitation comportent une clause d’inhabitation : au-delà d’une certaine durée d’inoccupation continue, généralement 60 à 90 jours selon les contrats, certaines garanties sont réduites ou suspendues, la garantie vol en tête.
Pour une résidence secondaire occupée quelques semaines par an, cette clause est tout sauf théorique : une maison fermée d’octobre à avril dépasse largement ces seuils. À vérifier précisément dans votre contrat :
- La durée d’inhabitation prévue, et ce qu’elle suspend exactement
- Ce qui compte comme « occupation » : certains contrats acceptent que des visites régulières documentées maintiennent les garanties, d’autres exigent des nuitées
- Les obligations associées : couper l’eau, vidanger, fermer les volets… autant de conditions qui, non respectées, donnent prise à un refus d’indemnisation
C’est un argument très concret en faveur d’un suivi régulier : les passages bimensuels de notre Abonnement Résidence, consignés avec photos et comptes rendus datés, documentent noir sur blanc que votre maison est surveillée et entretenue. Signalez à votre assureur qu’un professionnel détient vos clés et passe régulièrement : certains contrats le valorisent, d’autres l’exigent.
Le socle : une multirisque adaptée au « secondaire »
Assurez la maison pour ce qu’elle est. Points d’attention pour nos maisons de bord de mer :
- Déclarez le statut de résidence secondaire : assurer en « principale » un bien qui ne l’est pas fragilise tout le contrat
- Tempête, grêle, neige : garantie standard, mais vérifiez les franchises et les exclusions sur les éléments extérieurs (clôtures, abris, vérandas), premiers touchés ici ; nos réflexes d’avant et d’après coup de vent sont dans le guide tempêtes
- Dégât des eaux : le sinistre le plus fréquent des maisons fermées ; respectez les obligations de coupure et de vidange prévues au contrat, elles conditionnent l’indemnisation (notre checklist d’hivernage les couvre)
- Valeur du contenu : mobilier, équipements, objets laissés sur place ; réévaluez après travaux ou aménagements
Si vous louez : trois protections complémentaires
La location occasionnelle ajoute un triangle de responsabilités : la vôtre, celle du voyageur, et le logement lui-même.
- Votre contrat doit prévoir la location : beaucoup de multirisques excluent ou encadrent la location saisonnière ; demandez l’extension adaptée (souvent appelée « location saisonnière » ou via un contrat propriétaire non occupant). Louer sans l’avoir déclaré à l’assureur, c’est risquer un refus de garantie complet
- La garantie villégiature de vos locataires : la responsabilité du voyageur pour les dommages qu’il cause au logement (incendie, dégât des eaux…) est couverte par la garantie villégiature de sa propre assurance habitation, incluse dans la plupart des contrats récents. Demander une attestation de villégiature avant le séjour est une pratique simple et saine ; l’alternative est la clause d’« abandon de recours », à manier avec votre assureur
- Les couvertures des plateformes : les garanties type AirCover sont un filet, pas une assurance complète ; leurs plafonds, exclusions et procédures d’indemnisation ne remplacent ni votre contrat ni celui du voyageur
Ces vérifications font partie des prérequis d’une mise en location sérieuse, au même titre que l’enregistrement du meublé et la collecte de la taxe de séjour.
Le jour du sinistre : ce qui sauve un dossier
- Des photos d’avant : un état documenté de la maison (nos clients ont leurs comptes rendus mensuels photographiés, qui servent exactement à cela)
- La rapidité : les délais de déclaration courent vite, en principe 5 jours ouvrés pour la plupart des sinistres, moins pour le vol ; une maison sans visite régulière découvre ses sinistres trop tard
- Les mesures conservatoires sans réparation définitive avant l’accord de l’assureur, factures conservées
Une maison veillée, c’est un dossier d’assurance solide, dans les deux sens : moins de sinistres, et de meilleures indemnisations quand ils surviennent. C’est aussi cela, la tranquillité d’esprit que nous vendons à Arzon, Sarzeau et sur toute la presqu’île. Échangeons sur votre situation, le premier rendez-vous est offert.